Vous êtes peut être passé à côté de cette étude, mais le Club Green IT et ses partenaires ont récemment quantifié l’empreinte environnementale liée à l’activité numérique d’un employé dans une grande entreprise. Evalué dans le cadre du Benchmark Green IT 2017, le bilan est lourd, même très lourd ! Les principaux impacts ont lieu lors de la fabrication des matériels informatiques, lors des déplacements des collaborateurs de l’entreprise et trouvent également leur origine dans l’alimentation électrique de nos équipements. Le constat est simple, si nous ne faisons rien, nous nous exposons à une augmentation importante de notre empreinte et donc de ses conséquences, parmi lesquelles la dégradation des écosystèmes, l’épuisement de nos ressources et l’augmentation du réchauffement climatique.
Alors comment éviter cela me direz-vous ? La DSI a un réel rôle à jouer et cela commence par le poste de travail. Aujourd’hui, nous vous révélons 5 solutions pour réduire la consommation d’énergie liée au poste de travail.
Déployer des postes de travail moins énergivores et plus éco-responsables
Renouveler une partie de ses postes de travail est l’occasion de réduire de manière importante sa consommation énergétique. En effet, il faut savoir que tous les PCs ne se valent pas, certains consomment beaucoup plus que d’autres.
Au delà du prix et des caractéristiques techniques de l’ordinateur, la DSI doit prendre en compte d’autres critères :
- La consommation électrique : Certains postes consomment moins que d’autres. C’est le cas par exemple des ordinateurs portables, en effet les composants sur ce type de postes sont moins énergivores. C’est le cas également des mini-PC Intel NUC qui justement embarquent des composants de PC portables. Finalement, ce type de solution peut déjà faire baisser la consommation électrique d’un poste de travail de 40% (comparé à une unité centrale classique).
- Des postes adaptés aux besoins : C’est mathématique, plus un poste embarque des composants puissants, plus il va consommer d’électricité. Cela peut partir d’un bon sentiment, mais mettre à disposition de ses utilisateurs des postes trop puissants peut va augmenter, fatalement et inutilement leur consommation.
- Le PC Green Label : Il s’agit d’un programme japonais indiquant qu’un PC répond à des critères environnementaux relatifs à la conception, la fabrication, le recyclage et la réutilisation du matériel. Dans le choix des postes de travail, ce label vous garantit des PC éco-responsables.
Finalement, le choix de ses postes de travail est déterminant et peut jouer un rôle crucial dans la réduction de l’empreinte carbone de son organisation.
Enseigner les bonnes pratiques à ses collaborateurs
Le matériel peut sembler être le premier responsable de la surconsommation d’énergie de nos postes de travail. Pourtant, l’humain reste le principal responsable. Une utilisation intelligente du poste de travail peut réduire l’empreinte carbone de l’organisation. Certaines bonnes pratiques peuvent sembler évidentes, mais pas toutes. Voici quelques bonnes pratiques :
- Eteindre son poste en partant du bureau : Cela peut paraître évident, pourtant beaucoup ne le font pas ! Plusieurs raisons : la volonté de retrouver son espace de travail tel quel le lendemain matin, ne pas avoir à subir le long démarrage du PC le matin ou encore le simple oubli.
- Eteindre ou mettre en veille son ordinateur si l’on s’absente : Toute absence de plus de 15 minutes est l’occasion de faire des économies d’énergie. Beaucoup de périphériques informatiques proposent des fonctionnalités de mise en veille prolongée (PC, écrans, OS). Une réunion ? Une pause déjeuner ? Eteignez votre poste !
- Limiter la consommation d’internet : Certes, cela ne fera pas baisser la consommation énergétique du poste. Mais celle des infrastructures internet (réseau, serveurs) et c’est tout aussi important. Il est important de régulièrement nettoyer ses emails et de limiter l’utilisation superflue d’internet. Interdire Facebook ou YouTube, au delà d’empêcher ses collaborateurs de se disperser peut permettre de faire un geste pour la planète.
Il existe bien entendu d’autres bonnes pratiques. On pourrait même généraliser en partageant les bonnes pratiques au bureau : éteindre les lumières, favoriser le télétravail, favoriser les transports en commun … les solutions sont très nombreuses !
Support à distance = moins de déplacements
Ce sujet est très vrai dans les grandes organisations. Si vous avez plusieurs sites distants, il y a fort à parier que vous n’avez pas des techniciens informatiques sur chacun d’eux. Du coup, en cas de problème informatique sur le poste d’un utilisateur, il est souvent nécessaire d’avoir des techniciens itinérants. Ils vont et viennent entre les différents sites pour dépanner les postes.
Bien sûr pour effectuer ces déplacements on ne va pas leur demander de prendre les transports, d’autant plus que ça n’est pas toujours possible. Ils utilisent donc leur voiture ce qui bien sûr génère de la pollution …
La solution est simple : utiliser des logiciels de prise en main à distance et le téléphone pour apporter assistance aux utilisateurs. L’OS Windows intègre nativement la prise en main à distance, sinon, il existe des logiciels comme TeamViewer.
Des solutions de gestion centralisée avec programmation
Il existe aujourd’hui des solutions de gestion centralisée des postes de travail comme la solution ceBox®, by Wisper, vous permettant de contrôlez la totalité de votre parc de postes de travail grâce à la gestion centralisée.
En quelques clics il est alors possible de programmer les démarrages et arrêts des postes : démarrage tous les matins à 7h30, extinction tous les soirs à 19h. Ainsi, vous évitez les PC allumés les soirs et Week-End. Le support et l’assistance utilisateur est assuré à distance depuis une console centrale. .
Ces économies sont d’autant plus importantes si le parc de postes de travail est grand. On peut économiser des milliers de kWh
Comme vous pouvez le voir, le poste de travail peut devenir un allier pour la démarche RSE d’une organisation. Il existe bien sûr d’autres solutions pour réduire sa consommation d’énergie, je vous invite à les partager en commentaires.


Merci pour cet article.
1. Les résultats du Benchmark Numérique Responsable sont disponible ici : https://club.greenit.fr/benchmark2017.html . Par rappel, les calculs sont réalisés sur le cycle de vie complet (fabrication, utilisation, fin de vie) et en énergie primaire : 3 kWh d’énergie primaire pour 1 kWh d’électricité. Par ailleurs, les durée de vie longue des équipements des entreprises participantes (bien plus performantes qu’une entreprise standard) sous-pondère l’énergie grise (liée à la fabrication) et sur-pondère l’énergie liée à l’utilisation.
2. Pourquoi citez vous PC Green label inutilisé en France et pas les principaux écolabels pour poste de travail que sont EPEAT et TCO ?
Bonjour, je vous remercie pour votre message, je suis allé lire la synthèse du Benchmark Green IT 2017. Pour être tout à fait franc certaines notions m’échappent. Mais pour commenter la partie qui nous intéresse ici dans cet article : les postes de travail, si je comprends bien le rapport, ce qui a le plus d’impact est la fabrication et non l’utilisation du matériel. La bonne pratique serait donc de privilégier tout d’abord des postes plus « économes » à fabriquer et surtout allonger au maximum leur durée de vie (ou favoriser la réutilisation plutôt que le recyclage) ?